Bonjour 0z0ne et à tous,
Je romps le fil de la discussion en cours pour revenir sur ce qu'0z0ne a dit à la page 7. Je ne cite pas exprès les paroles d'0z0ne car je vais vous proposer un exercice de compréhension.
Je commence,
par 0z0ne » 04 Juil 2011
1/ 20:22
Une expression imagée n'est pas une image à proprement parler.
Si je prends cette partie d'un texte de Baudelaire : « Mer odorante et vagabonde aux flots bleus et bruns » comment veux-tu savoir qu'il parle d'...?
2/ 20:35
Hé bien voic le texte complet :
LE SERPENT QUI DANSE
Que j'aime voir, chère indolente, De ton corps si beau, Comme une étoffe vacillante, Miroiter la peau!
Sur ta chevelure profonde Aux acres parfums, Mer odorante et vagabonde Aux flots bleus et bruns,
...
Commentaire:
- D'abord, tu affirmes qu' "Une expression imagée n'est pas une image à proprement parler"
- Ensuite,tu démontres cette affirmation d'une manière qui est incorecte sur le plan linguistique.Dit autrement, même si ton assertion est ou serait vraie, ta manière de le démontrer est, elle, fausse. Autrement dit, tu n'as pas su démontré ce que tu avais affirmé en 1ère instance.
Pourquoi?
Je propose à chacun de faire la série d'exercices suivante et on comprendra là où je veux en venir:
EXERCICE:
1/ De quoi parle cette phrase dans cet extrait de texte, quel en est le sens?:
Mer odorante et vagabonde aux flots bleus et bruns
2/ De quoi parle cette même phrase dans cet extrait de texte qui est plus large, quel est le sens de cette phrase?:
Le serpent qui danse
Que j'aime voir, chère indolente,
De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
Miroiter la peau!
Sur ta chevelure profonde
Aux âcres parfums,
Mer odorante et vagabonde
Aux flots bleus et bruns,
Comme un navire qui s'éveille
Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
Pour un ciel lointain.
3/Enfin, dernière question & exercice:
De quoi parlait cette phrase finalement? La voici replacée dans le texte intégral lequel est un poème de Charles Baudelaire intitulé Les Fleurs du Mal, publié en 1857 et en 1861. Le voici dans une version écrite & audio:
Le serpent qui danse
Que j'aime voir, chère indolente,
De ton corps si beau,
Comme une étoffe vacillante,
Miroiter la peau!
Sur ta chevelure profonde
Aux âcres parfums,
Mer odorante et vagabonde
Aux flots bleus et bruns,
Comme un navire qui s'éveille
Au vent du matin,
Mon âme rêveuse appareille
Pour un ciel lointain.
Tes yeux où rien ne se révèle
De doux ni d'amer,
Sont deux bijoux froids où se mêlent
L’or avec le fer.
A te voir marcher en cadence,
Belle d'abandon,
On dirait un serpent qui danse
Au bout d'un bâton.
Sous le fardeau de ta paresse
Ta tête d'enfant
Se balance avec la mollesse
D’un jeune éléphant,
Et ton corps se penche et s'allonge
Comme un fin vaisseau
Qui roule bord sur bord et plonge
Ses vergues dans l'eau.
Comme un flot grossi par la fonte
Des glaciers grondants,
Quand l'eau de ta bouche remonte
Au bord de tes dents,
Je crois boire un vin de bohême,
Amer et vainqueur,
Un ciel liquide qui parsème
D’étoiles mon coeur!
Sources:
http://www.bacdefrancais.net/serpent.php
http://www.alalettre.com/baudelaire-oeu ... du-mal.php
Nana
Enthousiasmée par Les Royaumes Démoniaques de Christopher Evrard https://lstu.fr/les-royaumes-demoniaques-amazon